Categories: Online
      Date: sept.  1, 2008
     Title: 30e Biennale de Pontevedra: six artistes algériens participent avec des installations
Les artistes ont travaillé sur place sur le thème "Sans frontières" et l'exposition a été très bien accueillie...



30e Biennale de Pontevedra: six artistes algériens participent avec des installations



Kader Attia - installation

Six artistes peintres algériens participent à la  Biennale de Pontevedra (Espagne), dont quatre avec des installations, une expression artistique très contemporaine.   

Les plasticiens Kader Attia, Omar Meziani, Rachida Azdaou et Fatima Chafaa ont conçu et monté des installations tandis que Amina menia et Amina Zoubir ont présenté des vidéos. 
   
"Les artistes ont travaillé sur place sur le thème "Sans frontières" et l'exposition a été très bien accueillie. Le public espagnol a été agréablement surpris par le niveau des artistes algériens dont les oeuvres correspondent aux critères artistiques et esthétiques de l'art contemporain", a indiqué M. Mohamed Djehiche, directeur du Musée national d'art moderne et contemporain (MAMA) et commissaire de l'exposition algérienne.   

"Cette exposition a battu en brèche le cliché qui faisait croire que la peinture algérienne est exotique et orientaliste", a souligné M. Djehiche à propos de la participation des artistes algériens à cette Biennale qui a regroupé aux côtés des artistes espagnols, des artistes marocains et tunisiens.  
 
"L'installation est un expression artistique utilisée par les artistes algériens depuis la fin des années 80 et elle est bien connue et apprécié par le public algérien", a ajouté M. Djehiche qui a rappelé à cette occasion, le rôle du Musée national d'art moderne et contemporain, à savoir "montrer et développer l'art contemporain dans toutes ses facettes". 

"Tous les moyens d'expression moderne et technologique trouveront leur place au MAMA tels que le design, le cinéma expérimental et tout ce qui répond aux critères artistiques et esthétiques de l'art contemporain même s'il y a introduction d'articles ou objets traditionnels", a-t-il précisé.   

Cette Biennale, qui se déroule au musée de Pontevedra et au Palais de la Culture de la même ville et qui se poursuivra jusqu'à la fin du mois de septembre, regroupe les œuvres de 29 artistes.
Aps 27/8/2008



Kader Attia - Installation « Flying Rats »


lecture : http://universes-in-universe.org/eng/nafas/articles/2008/pontevedra_biennial_08

 

 

 


Omar MEZIANI

 

lecture : http://a.artur.free.fr/mandalas.html

 

lecture : http://www.elmoudjahid.com/em/de-bouche-a-oreille/14169.html

 


Rachida Azdaou

 

lien : http://www.artmajeur.com/azdaou



Kader ATTIA


Né à Dugny en 1970 et ayant grandi à Garges-les-Gonesses/Sarcelles, Abdelkader Franck Attia s'est toujours entendu dire "si le fascisme passe, tu seras le premier expulsé". Musulman, chrétien et juif, son nom est à l'image de son identité ; ou plutôt de ses identités.

Elevé dans l'univers cosmopolite et pluriculturel des cités à fortes communautés noire africaine, maghrébine, musulmane et juive, il travaille dès l'âge de onze ans sur les étalages du marché de Sarcelles où l'on vend des kilomètres de tissus aux noms de rêves : "Pamela", "Sue Helen", "Lucie" etc...

C'était au début des années 80, que David, son patron, lui apprend à observer tout ce qui bouge autour de lui. Il baigne jusqu'à l'âge de 15 ans dans cet univers humain de brassage, de rencontre et d'échange qu'est le marché. Contrairement à cette fourmilière, le collège est source d'ennuis. Mais comme beaucoup d'enfants de son âge, Attia s'évade pendant les cours en dessinant sur les coins et la marge de ses copies. Après l'avoir vu reproduire à l'identique des paquets de cigarettes "Marlboro rouge" son professeur de dessin l'emmène aux "portes ouvertes" des Arts Appliqués de Paris. Dès lors Attia trouve un écho à ses rêveries et une motivation aux études, car pour entrer dans une école d'art, il faut avoir son bac, qu'il obtiendra.

Après avoir obtenu le diplôme de l'école Duperré (1993) et un passage d'un an aux "Beaux Arts" de Barcelone (1994), il part pour deux ans au Congo. Le contact avec l'élégance et l'exubérance de la sculpture ancienne et contemporaine d'Afrique centrale le marque et l'éveille. Il retourne alors à Paris en 1997 et réalise "la Piste d'Atterrissage" (2000), diaporama sur la vie des transsexuels algériens exilés à Paris au moment où la guerre civile fait rage dans leur pays.

Dès lors ses créations oscillent entre l'installation ("La machine à rêve" Biennale de Venise 2003 et "l'Atelier clandestin" Art Basel Miami 2004), la vidéo ("Shadow" Vidéo Zone, Tel Aviv 2004) et la photographie ("Alter Ego" Sketch Gallery Londres 2005). Ses récents projets comme "The Loop" présentée à Art Basel 2005 ou "Fortune Cookies" à Canton en Chine témoignent de l'éclectisme de son travail. A Bâle, il installe un chapiteau de cirque, dans lequel des break dancers font face à un derviche tourneur et à un DJ pendu. En Chine, il présente des oeuvres plus conceptuelles : après avoir racheté aux enchères de Bobigny un restaurant Chinois parisien qui avait fait faillite, Kader Attia le renvoie dans son pays d'origine.

lecture : http://fr.wikipedia.org/wiki/Kader_Attia

 

biographie : http://www.criee.org/attia.php

 

protestation concernant l'oeuvre de Kader Attia « Flying Rats »

 

lecture : http://cousin.pascal1.free.fr/coups_g1.html

 

texte : http://yasmineinseattle.blogspot.com/2008/04/kader-attia.html




AMINA ZOUBIR

 



source photo :

http://universes-in-universe.org/eng/nafas/articles/2005/esba_photo_workshops/participants/amina_zoubir

 

Sur face Book : http://es-es.facebook.com/people/Amina_Zoubir/720549487

 


AMINA MENIA

 

Ah l’art contemporain… New York, Berlin, francfort, Venise, Paris, la biennale, la FIAC … Mais non, mais non, vous n’y êtes pas du tout, mais alors pas du tout. L’art contemporain, ça se passe à Alger, oui, oui, Alger…. Figurez vous qu’en une semaine, j’ai eu droit à deux installations d’artistes algérien, en compagnie de la fine fleur artistique algéroise… J’ai pas tout compris, mais j’ai fait semblant de comprendre, et ça, en art contemporain, c’est tout simplement l’essentiel…. Ayya tebhouni dans la sphère du conceptuel et de l’installation…..

 

 

Mercredi 7 décembre 15 h 30, je sors de la radio, et j’embarque au passage Ammar Bouras, un peintre plasticien à découvrir absolument pour ceux qui ne connaissent, ce qu’il fait est tout simplement génial, mais là n’est pas le propos… Il me propose, Ammar Bouras d’aller au bastion 23 au vernissage d’une artiste algérienne, Amina Menia, qui présente une installation baptisée extra-muros, qu’à cela ne tienne car comme dit Chouchou le bien nommé, « j’aaaaadore l’art contempouraine »… pour les profane, une installation est un mode d’expression qui consiste à sortir de la traditionnelle toile de peintre pour occuper un espace en trois dimension et exprimer son art, l’installation peut mêler la sculpture, la vodéo, la peinture, bref ce que vous voulez, pourvu que vous puissiez exprimer quelque chose, de préf érence d’une manière symbolique ou détournée…. Nous nous dirigeons donc au bastion 23 par le haut, la haute casbah, et la longue descente vers Bab El Oued, Rampe vallée, jusqu’au bastion 23…..

On a de la chance, je trouve une place juste devant les grille, on descend, il y a une autre expo dans l’une des demeures du bastion, mais ça c’est pour plus tard… On arrive donc sur l’une des placettes à ciel ouvert du bastion, une grande table, des petits fours, de la gazouz, des hommes, des femmes, un pompier, la jolie Amina Menia en pleine conversation, tout sourire, je croise ma copine galeriste du Calvaire, mais où est donc l’installation ? … Là, me dit la galeriste, là, Samir, juste en face de toi, sur le mur…. Ok, je me retourne et je vois un échafaudage en métal posé sur le mur, oui, un échafaudage comme ceux que posent vos peintres chez vous pour refaire la façade de votre maison, oui, OK, et le reste ? La Galeriste me dit, ben c’est ça, l’installation…. Oui, Ok, OK, un échafaudage, ah mais oui, je viens de comprendre, extra muros, oui, c’est extra, super extra….. Je prends la brochure distribuée lors du vernissage, l’artiste explique qu’elle souhaite « cristalliser un moment, déranger l’historique de ce lieu chargé » - glups – pour ajouter plus loin « voici que l’échafaudage, devenu longtemps un élément du décor de nos villes est tout à coup un lieu d’évocation, de dialogue avec l’œuvre d’art architecturale »-  double glups -…..

Tout ça me donne un peu mal à la tête, et c’est un sifflant un petit thé, deux ou trois petits fours, et un verre de fanta que je me remets lentement de cette prose conceptuelle…. Mais du coup, moi aussi, j’ai une fébrile envie d’installation, j’imagine par exemple, comme Cristo, d’emballer le bastion 23 avec une fouta kabyle géante, pour montrer l’enchevêtrement ethnique et culturel de l’Algérie, terre de confluence et voie de passage des civilisations, source de tensions et de recherches identitaires, oui, c’est bon, je le tiens, là, le concept…. Je pourrais aussi peindre les canons du bastion 23 en rose, pour détourner les instruments de guerre en œuvre de paix et d’innocence pour exprimer une pause dans les tumultes géopolitiques de la planète…. Ouais, c’est cool, ça y est, je pense que je vais me reconvertir en artiste plasticien conceptuel…

Mais c’est pas tout, ma copine galeriste me réveille de ma rêverie conceptuelle et me propose d’aller voir l’autre expo…Une installation au rez-de-chaussée, composée d’un épouvantail blanc ou un truc de ce genre, avec au ciel des oiseaux ressemblant à des colombes fabriquées avec du grillage et de la ferraille rouillée, ouais, pourquoi pas, et dans les étages de la superbe maison mauresque, des toiles, là c’est déjà plus classique, dont certaines plutôt sympa, mais bon, au niveau du concept, ça ne vaut pas l’échafaudage de notre copine Amina… En sortant du bastion 23, que j’imagine bien sûr couvert de la fameuse fouta kabyle avec sa rangée de canons roses bombon, j’ai encore eu une autre idée, oui, une idée géniale ….faire une heure d’émission la semaine prochaine, sans parole, sans musique, juste une heure de silence pour exprimer le côté vain de l’existence, l’inutilité des mots, la vacuité des media qui dans le flot de paroles insensées oublient l’essentiel, le silence… zavez- vous, je speake bien l’art contemporain, essayez vous aussi , c’est très drôle….

 

 

 

Lecture : http://www.larevuedesressources.org/breve.php3?id_breve=414