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04/09/2014

La rentrée des classes : La leçon de choses et du machin-chouette...


Rien d’autre à enseigner, à titre d’information utile élémentaire et illustration sommaire sur Fanon, Rabhi, Hessel, l’épopée de l’oncle Ho, l’esclavage, les Cangaceiros brésiliens, le colonialisme, Ben Barka, le néo libéralisme marchand, les matières premières stratégiques dilapidées, Vian, la grande précarité sociale, Prévert, Abbas, l’enjeu économique de la misère nationale humaine réorganisée à tempérament, Kateb, les restos du cœur, Poncho Villa, les Continentals, les suicidés au travail, Guevara, le Samu social, Nouméa, l’infirmière des urgences de Beaujon ou Tenon....
Catégorie : Chronique

La rentrée des classes : La leçon de choses et du machin-chouette...

Avec la rentrée scolaire et en perspective du devenir des gamins des « quartiers- banlieues- citées sensibles, fragiles», tu t’interroges sur le sens et la finalité du contenu de l’enseignement qui doit mener, laborieusement un jour, à l’insertion sociale de l’enfant, au moyen de l‘école des jours d'aujourd’hui.

En fait, si tu veux en savoir d’avantage, c’est là que des obligations d‘acceptations, formatages, chapes de plomb, dressage, œillères se dispensent au travers des programmes d’éducation conçue pour pétrir la pâte à drôle de façon. Ou bien pour plus de questionnements, il y aurait à se pencher sur les missions portées par un corps d’enseignants partisans politicards, postés en sentinelles convaincues, encartées, chargées de préparer l’esprit des pauvres gosses à un ordre social définitivement limité au grégaire et barbelé .

Et rien d’autre à enseigner, à titre d’information utile élémentaire et illustration sommaire sur Fanon, Rabhi, Hessel, l’épopée de l’oncle Ho, l’esclavage, les Cangaceiros brésiliens, le colonialisme, Ben Barka, le néo libéralisme marchand, les matières premières stratégiques dilapidées, Vian, la grande précarité sociale, Prévert, Abbas, l’enjeu économique de la misère nationale humaine réorganisée à tempérament, Kateb, les restos du cœur, Poncho Villa, les Continentals, les suicidés au travail, Guevara, le Samu social, Nouméa, l’infirmière des urgences de Beaujon ou Tenon.

Et surtout, nenni des petits quelques choses à redire de l’invention et propriété réelle, pratique, de la machinerie politicarde de démocratie républicaine, ses objectifs permanents de structuration ou déstructuration de la société, son organisation particulièrement sélective en forces vives prédatrices belliqueuses. Rien sur le mode d’emploi de la fabrication des illusions perpétuelles aux fondements d’une société de castes, comme socle du développement fructueux de la misère nationale, la rétro commission, la dîme, la gabelle, l‘impunité, le racket. Ou encore rien des glissement des vieux clivages idéologiques vers, aujourd’hui, carrément la constitution de bandes identitaires diversifiées mais solitaires sous blasons, singulières, organisées, caractéristiques, obsédées par l’objectif d’accaparation du pouvoir politique à tous prix, comme d’un butin de guerre ! Parfaitement opérationnelles et redoutables les bandes corporatistes !

Rien sur les ghettos des peuplements africains et maghrébins, enfoncés dans leur misère sociale, en raison des énormes enjeux électoraux retirés par la droite comme la gauche du naufrage de pauvres gens, réduits à merci. Rien sur l’appropriation des médias et l’information par des marchands de marchandises, pesant lourdement de leurs intérêts mercantiles sur les grands centres de décisions politiques et publiques, prétendus à vocation humaine. Rien justement au sujet de la culture squattée par la médiocrité, l’indigence, l’imbécillité, le ridicule imposés par la gueusaille en maraude, survenue de nulle part, des gérants libres auto proclamés et souverains du secteur des choses de l’esprit et de ses activités. Inouïes les capacités de squat et de nuire, éclaboussures repoussantes de ces bouffons de caniveaux. Des minus parvenus à de telles détentions de pouvoirs, œuvrant comme s’il s’agissait de refourguer des patates pourries au marché de la culture nationale, dans un pays pourtant autrement respectable .

Descartes, Zola, Eluard, Villon, Voltaire, Hesssel au secours ! !

Comment veux-tu que les gosses défavorisés de partout, argumentent, légitiment leur défense à poursuivre ses études plus loin que les métiers veules forcées d’usines à laminer l’individu ? Ou des gamins paumés qui persévéreraient vers un mieux, hors ces jobs communaux ou associatifs de « nonosse de chien-chien à Gilou » à vocation clientéliste honteuse uniquement ?.

A poursuivre leur savoir le plus loin possible de cet enseignement de dupes, si ces enfants ne prenaient pas vite fait conscience de cet énorme programme engluant de piège à cons, fourbu d’intolérance, de mise au pas, de refoulements suggérés, calomnies historiques, inhumanité, partant malheureusement de l‘école nouvelle, confortée dans l’erreur par ses propres enseignants ?

De mon temps, dans le système scolaire modèle immuable, le révélateur. Déjà les premiers de la classes, les meilleurs du machin étaient toujours les plus moches, anémiés, solitaires ou isolés, inintéressants aux copines, finis. Précocement ne savaient ni jouer au foot, ni se bagarrer, ni nager, ni partager sa tartine de pain, ni chantonner du Brel, ni lire déjà du Canard Enchaîné, ni ne connaissaient le chemin qui menait chez Madame Simone et ses lumières tamisées à capturer la luciole de notre première innocence.

Bizarrerie, ils réussissaient souvent dans la vie et dans la prévision officielle, ces bons élèves de la république. Mais leur job ressemblait toujours à un trou sinistre creusé à dimension de leurs épaules, de plus en plus étroites. Leurs femmes épousées elles aussi dans l’esprit, victimes aussi, affichaient fréquemment le faciès caricatural du malheur incarné. Et c’est à l’acné toujours porté indéfectiblement sur le visage comme une maladie infamante que, plus tard, tu les reconnaissais distinctement ces bons élèves : en recomptant les boutons tenaces au marquage d’une gueule à dormir debout.

Les choses ont-elles changées ?

Là, aujourd’hui, cette ville est prise en otage par des enseignants acolytes, en charge d’entretenir et développer la misère humaine locale à des fins pitoyables d’électoralisme. Les gosses ont grandi.

La ville s’inflige un enseignement citoyen aussi inquiétant et rétrograde aux adultes, que celui décrié en écoles primaires moutonnières. Avec un mépris absolu de tout ce qui s’y opposerait.

A quelques encablures d’une Académie aphone, une démocratie délétère se meurt, phagocytée par ses enseignements ringards et des mandarins crevards à la manœuvre.

Aucune nation construite dessus n’y résisterait.



Farid Talbi
email : lyon228ruisseau@yahoo.fr
galerie : www.founounes.com/talbifarid

 

 

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La caricature est l’œuvre de l'artiste Djelal Rachid

 






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/ les chroniques de Farid Talbi sur le site founoune.com sont bénévoles
/ la photo accompagnant le texte chronique n'est aucunement l'illustration du texte. La composition est propre au site founoune.com - (founounes.com).
/ toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ou existeront ne serait que pure coïncidence !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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