Intramuros
Galerie Art Contemporain |
VIDEOMohamed Rachdi (artiste) / La chaise rouge Un champ si fertile soit-il ne peut être productif sans culture, et c'est la même chose pour l'humain sans enseignement. (Tusculanes, II, 13). El baz (artiste) / La chaise rouge "L'état a un rôle, a un devoir et le rôle d'un état dans la culture est primordial" Maria Daïf / La chaise rouge "Aujourd'hui nous sommes dans une culture élitiste qui n'est pas destinée vers la majorité..." Abdellatif Laâbi (poète, écrivain) / La chaise rouge, partie I et II La culture et la volonté politique (entretien en Arabe) L'activiste des politiques culturelles, Jean-Michel Lucas, Quimper (fr) le 29 nov 2008 "La professionalisation est un processus parfait pour parvenir à une maîtrise toujours meilleure des codes et des techniques artistiques. Mais le terme change subrepticement de sens : dans la musique, "professionnaliser un musicien" veut dire le doter de compétences suffisantes pour fabriquer des produits musicaux vendables ! Et quand je dis "vendre", je veux surtout dire capacité à passer des contrats pour survivre tant bien que mal de sa compétence musicale. On ne peut pas reprocher aux musiciens de se polariser sur cette question de la contrepartie marchande de leurs savoir faire. C'est la question "Sacem", qui conditionne leur survie. Mais il y a pour l'autorité publique - et notre vie collective - une autre question cruciale : que fait-on ensemble de toutes ces libertés de musicaliser le passé, le présent, le futur ? On ne fait de musique que si elle peut se vendre à des consommateurs ?" "L'avantage de tous les termes utilisés par ceux qui parlent de culture, c'est qu'ils sont d'usage libre et qu'ils ne mordent pas ! On peut leur faire dire ce que l'on veut et chacun y va de sa propre conviction en estimant que sa vérité doit s'imposer aux autres. Le résultat catastrophique de ces mascarades sémantiques est que chacun négocie à sa sauce avec ses propres définitions de l'art, de la culture, des musiques ! Pour ma part je reste fidèle à la logique universelle des droits culturels et, pour moi, le grand bonheur des musiques du monde est qu'elles participent de "l'archipélisation" du monde, pour dépasser l'approche "continentale" qui nous ferait croire qu'il y a des musiques d'Occident et des musiques d'Orient, des musiques du Sud et des musiques du Nord ! Archipel et surtout ressources infinies pour la "créolisation" du monde, pour être fidèle à Edouard Glissant ! La "relation", d'abord" Extrait entretien de Jean-Michel Lucas, www.mondomix.com le 03/10/2011
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